Lorsque tu portes préjudice aux autres, tu demeures enchaîné. Mais si tu ne portes pas préjudice à autrui, tu peux faire ce que tu veux avec liberté.

Le thème : Changements et adaptation

Quand nous ne sommes plus en mesure
de changer une situation,
le défi est alors de nous changer nous-mêmes.

Viktor Frankl

Le changement permanent semble caractériser notre époque. On s’en plaint, on l’implore, on le fuit, on le recherche, et l’on invoque la nécessaire adaptation. Le changement n’est pas une fin en soi. Il est la vie elle-même. La recherche de sens et de sagesse concernant les changements perpétuels apparaît alors de manière fondamentale et intime.

Ce qui pose difficultés, c’est l’accélération des changements qui se produisent de manière très tangible dans la technologie, les objets, les rapports à l’espace, mais aussi dans les relations (famille, couple, relations de travail) et jusqu’à l’intérieur de chaque individu… La personne se sentant envahie d’un profond sentiment d’impuissance, pourrait en oublier son pouvoir de décision… et souffrir.

Nous évaluerons les types de changements que vous vivez. Nous distinguerons :
Sur-adaptation ? Les changements que vous acceptez à tort, parce qu’ils vous sont imposés par une hiérarchie ou une structure, parce que vous croyez que vous n’avez pas le choix. Mais ces changements vous conduisent à l’épuisement.
Désadaptation ? Les changements que vous refusez parce qu’ils vous font peur, parce que vous regrettez le passé, parce qu’ils ne sont pas nés de vous, parce qu’ils signifient inconnu ou imprévu.
Adaptation croissante ! Les changements qui conduisent à l’apprentissage, à aimer la différence, à chercher l’alternative, la croissance. Les changements qui vous invitent à apprendre à aider d’autres en signalant les perspectives positives futures.

Le travail personnel : Le renouveau (ou changement essentiel)

 

Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles
que nous n’osons pas,
c’est parce que nous n’osons pas
qu’elles sont difficiles.

Sénèque

Il existe des changements périphériques auxquels parfois on aspire. Ils ne changeraient pas fondamentalement notre vie. Il y a des souhaits de changements légitimes en faveur du dépassement de la douleur (physique) et de la souffrance (mentale).

Mais tant que la recherche de changement est orientée vers l’extérieur, vers les objets, il y a un total oubli de soi en tant qu’être humain dans toutes ses dimensions. Il n’y aura de changement essentiel que s’il y a dépassement de cette mécanique mentale. Le changement profond n’est possible que par INTENTION de la conscience humaine. Il peut se produire si l’on se décide à transformer sa vie, convaincu de la nécessité qui oriente une quête.

Une façon de s’approcher de ce renouveau possible est de réfléchir sur la direction principale de son existence.

Se demander :

  • Quelles sont les choses qui m’intéressent le plus et auxquelles je dédie le plus d’énergie ?
  • Quelles sont mes habitudes mentales, c’est-à-dire : vers où, vers qui, vers quoi, vont mes pensées ?
  • Quelles sont mes aspirations profondes ? Suis-je en « bonne compagnie » avec moi-même ?
  • Quelle est ma position par rapport à la mort ? Ai-je des évidences ou seulement des croyances ou des soupçons ?

Un changement profond implique de laisser naître et s’exprimer sa propre dimension spirituelle (noétique). Il s’agit d’établir un lien direct, sans intermédiaire d’aucune sorte, entre un « soi-même » habituel et plus ou moins connu et un « être profond » qui vibre, qui aspire, qui s’inspire… et qui est transcendant. Un être qui cependant doit être nourri. Cela requiert calme, écoute, confiance en l’évolution.

 Le conte : Le Nouvel Yggdrasil

Apprends à reconnaître
les signes du Sacré
en toi et au dehors de toi.

Le Nouvel Yggdrasil